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j'en peux plus de vivre avec un gendarme rétablir la communication dans un couple avec un gendarme

🧭 Ceci est un message à la paix intérieure. 

🎖️ Le stress post traumatique n’est pas dû qu’à un simple événement dans votre vie. Il peut être la résultante de pleins de tous petits moments anodins dans l’apparence et plus ou moins quotidien. Des instants où vous arrêtez de prioriser votre temps, de vous aimer encore plus et, où vous préférez tenir votre émotion pensant qu’elle pourrait faire la différence là ou rien n’y fait. (plus facile la théorie que la réalité, parce que quand vous avez mal : vous avez mal. Point pas de débat) 

Cependant, j’aimerai vous mettre en lumière des mots que vous n’avez peut être pas entendu de la part de votre gendarme, afin que vous puissiez trouver un nouvel axe de lecture à l’importance de ses missions. 

  1. La mise en situation : ce que tu ressens est valable. 

Vous avez le droit de ressentir ce que vous ressentez. Ne minimisez pas votre émotion : sa puissance est toujours la bonne. 

     2. Ce mythe sur les émotions qui va vous aider à sortir de la culpabilité de vous sentir trop.

L’arrivée d’une émotion ne se contrôle pas. Ce que vous pouvez maitriser c’est le mouvement interne et son intensité une fois l’émotion présente. Ce que vous ressentez est naturel et humain.

    3. Le véritable message de ce billet : votre gendarme vit avec les mêmes sensations et peurs que vous.

Résumé de plusieurs discours que j’ai pu entendre autour de moi de la part des mes amis gendarmes.

Ce n’est pas parce que c’est lui qui bouge, que cela veut dire qu’il est en désamour et serein. Il ne préfère pas son métier à vous : il a juste des obligations que vous n’avez pas dans le civile (ils sont corvéables). 

     4. Une solution pour retrouver un bol d’air dans ses ras-le-képi intenses.

Et si, je vous disais qu’il est possible de vivre sereinement au coté les points noirs du métier de gendarme, tout en gardant un amour solide.

📚 TEMPS DE LECTURE : 10 minutes.

1. "Chouchou ! J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour ce soir."

tempête émotionnelle, trop plein d’émotion, énergie émotionnelle, crise de panique, crise de colère, tristesse immense, humeur en upside down, prête à peter un cable

Et voilà votre gendarme vient une nouvelle fois de rentrer dans le salon avec cette phrase prononcée 10 000 fois :  “Chouchou, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle à te dire. La bonne est que les petits sont gardés ce soir comme prévu, du coup c’est bon pour le diner chez Sidonie. Et… la mauvaise, c’est que je dois retourner au boulot.”.

💁‍♀️Irritant ? Oui !
💁‍♀️C’est comme ça ? Oui, aussi !

Ca y est l’émotion est montée, rien ne va plus et vous lâchez ce tonnerre : “3 semaines que rien n’est “comme prévu”. Les missions qui s’enchaînent, les pots de départs, le sport, les heures qui se rallongent, il n’y a que toi au bureau ou quoi ?”

Vous pensiez enfin passer un peu de temps à deux et, finalement cet acquis tombe à l’eau de nouveau.

RAS-LE-KEPIS : déception, colère, agacement, soupir, exaspération, envie de pleurer, envie de lui en vouloir à lui, à son boulot et à la terre entière.

Voici 4 situations normales possibles après ça, qui font que la relation devient de plus en plus complexe :

  • C’est injuste vous aussi vous avez le droit à être avec lui de temps en temps, non ?
  • Le désespoir vous n’avez même plus les mots. 
  • La résignation triste vous avez même déjà prévu le plan B,C et Z.
  • La punition privative, vous préférez rester chez vous et garder les enfants que d’aller chez Sidonie.

Sachez que toutes ces sensations qui vont pointer votre sentiment d’injustice sont tout à fait valable et normale. Et en vérité, la seule chose que vous pouvez leur dire c’est merci. Car ce sont eux qui peuvent solidifier encore plus votre couple, si vous prenez le temps de regarder ce que ça veut dire chez vous. 

Maintenant que vous êtes plongée dans le décor, je mets en lumière que rien n’est mauvais dans cette mise en situation. 

2. Toutes ces émotions, sentiments, ressentiments sont normales et valables.

Cette partie est une partie légèrement théorique qui à pour but de vous montrer sommairement ce qui se joue à l’intérieur de vous. Si vous souhaitez voir directement le résumé des mots de mes amis gendarmes, vous pouvez la sauter et revenir dessus plus tard.

avant de parler de solidification de votre couple :  quelques mots pour vous aider à votre compréhension. (passage hors contexte)

Ca ne dépend pas que de votre rationnel.

Sachez premièrement que vous ne contrôlerez jamais l’arrivée d’une émotion. Vous pouvez l’étouffer (mauvaise idée) ou alors la vivre et la diminuer.

Puis parfois, elle arrive sur une grenade dégoupillée que vous ne pouvez contraindre.

C’est aussi ça la vie émotionnelle.

Lâchez donc la culpabilité et venez reprendre la responsabilité émotionnelle, si c’est dans votre corps vous pouvez choisir de venir la regarder et de faire 2 actions.

Venez digérez l'émotionnel pour ré-orienter votre paix.

  • Découvrez des outils qui vous aide à la diminuer pour passer la suite de votre soirée dans de meilleures conditions et avec plus de sérénité (ce qui n’enlève pas forcément votre envie de passer du temps avec votre gendarme et la déception : seulement vous savez la vivre puis passer à autre chose)
  • Prenez le temps de comprendre que si vous sentez de l’injustice, lui aussi. Cela vous permettra de changer votre discours interne et d’améliorer votre vie à deux (pareil, cela n’enlèvera pas toutes les disputes ou tous les reproches mais elle peut venir accentuer la paix du ménage).

On laisse le corps bouger : c'est physique et chimique.

Prenez conscience que votre émotion ne vient pas de l’action en elle-même mais résulte des crispations naturelles et primaires de votre système nerveux.

Si il bouge en colère : c’est okay et c’est comme ça.

  • C’est pour cela que vous ressentez régulièrement de la chaleur, l’envie de sortir d’une pièce, de claquer une porte pour entendre un bruit tonitruant qui marque la colère.

Ce n’est pas juste le cerveau qui parle mais bien tous les sens du corps qui réagissent.

Les mots qu'il n'a jamais réussi à dire, peut-être.

Maintenant, j’aimerai attirer votre attention sur le véritable message de ce billet.
Celui de découvrir à nouveau un point de vue, qui n’est pas toujours prononcé avec les mots juste sur le moment. Le point de vue de votre gendarme.

Quand il doit partir, annuler, reporter : votre gendarme de terrain est tout aussi dégouté, déçu, triste que vous de devoir ressortir ou annuler son congé.

  • Lui aussi ce faisait une joie de passer ce moment avec vous.
  • Lui aussi ça le fait chier de rester le cul assis dans un iribus pendant 8h à attendre les ordres du commandement, tout en jouant aux cartes magic avec le camarade (oui c’est cool mais ça les tuent aussi).
  • Lui aussi aimerait profiter de votre amour, plutôt que de devoir crapahuter à l’autre bout de la France pour aller réveiller.
  • Lui aussi n’a pas envie de se faire insulter encore, cracher dessus ou encore être pris pour un con en interrogatoire. (On le sait que t’a 40 ans et pas 16 ans)
  • Lui aussi part pour subir le poid de l’injustice et de la misère, alors qu’il pourrait être au chaud avec vous et un verre de vin.

Mais c’est son métier qui impose. Et quand il vous dit qu’il vous aime, il est sincère et réel.

C’est aussi pour lui un crêve coeur de vous voir triste, déçue, lever les yeux au ciel.

Si il ne vous le dit pas, c’est parce qu’il à aussi ses émotions, ses craintes, le sentiment d’être …

Quand mes amis m’en parle ce sont avec des mots qui exprime ceci :

  • Le sentiment de ne pas être assez, encore pas à la hauteur.
  • C’est l’inquiétude de se demander si vous serez là, encore présente quand il rentre.
  • C’est ne pas savoir si le message envoyé sera reçu avec amour ou sur une grenade prête à exploser au moment où il à besoin de se sentir soutenu, de communiquer qu’il pense à vous et de se sentir en paix.
  • Ils ont peur aussi de ne plus être aimés et d’être diminués à la place.
  • La sensation de ne plus avoir de place dans leur propre lit.
  • Le sentiment de vous trahir, de vous avoir promis une vie qu’ils ne peuvent pas tenir.
  • Un stress post traumatique pour lequel ils n’ont pas les mots. J’aimerai lui dire mais je ne veux pas lui mettre le poids de cela en plus. (bon celui là concerne plus les verres en terrasses, les heures de sport qui se rallongent que les missions) 

Ce n’est pas l’émotion qui tue : c’est les reproches sur un fait qu’ils peuvent changer et les menaces de tout quitter.

Votre trop plein est réel, votre envie d’avoir une personne à vos côté pour vous choyer aussi. Ce n’est pas une question d’assumer votre rôle mais bien une question de venir vivre une expérience plus douce au travers  de ce que vous ne pourrez changer en aimant un gendarme.

4. Comment s'apporter un peu de douceur quand vous ne pouvez changer la situation ?

Ce point de vue n’est certainement pas exprimer pour être culpabilisant. Il est écrit pour essayer, si cela est possible de vous rassembler autour de vos deux vérités et du sentiment d’abandon qui peut parfois se créer.

Alors oui, c’est vrai que derrière cela, votre gendarme aime ce qu’il fait. Il est heureux et épanoui aussi dans ce chaos et dans ce sentiment d’insécurité de son métier. Cela lui semble utile, au coeur de l’action. C’est son rêve de chevalier enfant. Ils protègent notre état et une liberté.

Et ils sont fatigués comme vous d’être aussi celui qui déçoit et blessent. Ils veulent aussi être là pour vous.

Et ce que vous ressentez, vous les partenaires restant à domicile : cette colère qui monte, qui brûle au fond de votre coeur et de votre ventre est réelle et valable car son métier est livré avec cette coquille.

2 options s'offrent à vous :

  1. Venir lâchez-la grenade trop pleine avec moi en séance et ainsi éviter quelque dégâts collatéraux.
  2. Continuez sur le même pied de danse, ancrer au sol comme des boots au garde à vous, et continuez à craquez tout en augmentant ce sentiment d’injustice.

Et j’espère que les mots posés ici sauront mettre un peu de sérénité dans votre sentiment injustice et de chaos.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à partager votre témoignage en commentaire. Je suis intéressée par vos histoires et vos retours. Je suis persuadée que chacun de vos mots peuvent aider une autre femme, un autre conjoint ou même délier les langues de vos partenaires. 

Je suis Maureen, Thérapeute spécialisée dans la gestion des traumatismes (de la vie quotidienne au grands événements dramatiques)  pour les métiers de la défense (policiers, gendarmes, militaires, pompiers, pénitentiaires) et leurs familles.

J’accompagne aussi bien les conjoints à mieux vivre et intégrer ces métiers dans leurs quotidiens émotionnels. Mais aussi, les professionnels à venir traverser les épreuves, découvrir comment l’exprimer sans faire porter une charge supplémentaire à l’autre et surtout s’autoriser à revivre sans la souffrance et la peur du traumatisme. 

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